Anne-Catherine Girard, entre élégance et audace

1604705_508883335891515_1998335449_nUne carrière de créatrice de robes de mariées qui commence par la confection de celle de la Countess Wessex, l’épouse du Prince Edward, il y a pire comme CV… ! Alors à défaut de pouvoir porter la même robe que la Comtesse, vous pourriez rêver de porter une robe du même auteur.

Mais si cette artiste, basée aujourd’hui à Bruxelles, a eu l’opportunité de réaliser cette « robe d’un jour » qui la rendra célèbre, c’est bien qu’un petit quelque chose, un petit rien la différenciait des autres. Son secret ? Son métier a un sens, c’est une vocation. Ce sens ? C’est sa philosophie de vie. Quelques lignes pour découvrir la styliste qui se cache derrière les robes Hautecouture by Anne-Catherine Girard, une personnalité aussi belle que ses créations.

Une personnalité se construit grâce à une histoire…

A.C. GIRARD-002654Bien qu’aujourd’hui elle s’adresse à une clientèle haut de gamme, ayant du goût pour les beaux vêtements, les beaux tissus… Anne-Catherine a grandi dans un univers champêtre où simplicité et profusion s’entremêlent pour faire germer les premières images créatrices, tissées et colorées par la terre de Provence. Entourée de personnes venant d’horizons différents, c’est sûrement là que s’est développée sa caractéristique actuelle : être un point d’équilibre entre plusieurs cultures. Son enfance était déjà remplie de créativité. Du moins, tout ce qui permettait de la développer. Elle n’avait pas la télé (et oui ! un rare spécimen qui a survécu !), ce qui lui laissait beaucoup (bôôôôôôcoup) de temps libre pour admirer la nature et toutes les merveilles qu’elle peut offrir.

Cette beauté simple et ineffable de la nature, nous la retrouvons dans la façon dont est né le style de la future artiste : Durant l’été, à garder les troupeaux de brebis de son père, « sous les pins, les pieds dans la lavande », elle a dessiné ses premiers croquis, selon les esquisses de… Yves Saint Laurent ! Là, encore, il y a pire comme modèle à imiter…

« Devrais-je faire un métier ou embrasser un métier qui devienne une vocation ? »

Et alors qu’aujourd’hui beaucoup de jeunes se lancent dans des études sans prendre un jour le temps de définir le but de leur vie, saisis par un rythme effréné, les événements de la vie ont poussé Anne-Catherine Girard à se poser des questions, et les bonnes (tant qu’à faire…). Et cette réflexion pourrait se résumer par « Devrais-je faire un métier ou embrasser un métier qui devienne une vocation ? »

Et c’est le résultat de ce discernement qui lui a permis d’oser se lancer dans sa passion, en intégrant l’école de stylisme à Londres « London College of Fashion ».

Un style au cœur de trois cultures

Après ses études, elle a intégré la très prestigieuse maison de costumes pour hommes, entièrement faits-mains, Giewes & Hawkes à Savile Row. Les personnalités qu’elle habille ne sont évidemment pas des stars du showbusiness mais bien des aristocrates, qui incarnent une véritable élégance, comme le Prince Charles, le Sultan de Bruneï, le Roi de Thailande.

Après presque 4 ans de création et de vie au style british si raffiné, la styliste rentre en France. Et la voilà déjà influencée par deux cultures, qui l’aideront plus tard à affiner son propre style.

A.C. GIRARD-002647Ce retour en France marque un certain retour aux sources en allant travailler comme Responsable de collections pour une marque de sa région du sud. Mais rapidement, l’envie de lancer sa propre enseigne la taraude ; encore faut-il trouver un pied-à-terre. Et comme « on tient davantage à ses racines quand on se sent en minorité », la créatrice souhaite s’installer dans une ville cosmopolite mais loin de la capitale française, car trop prisée. Après une hésitation entre Genève, New-York City et Bruxelles, direction la capitale européenne dans l’hiver 2005.

N’ayant pourtant rien à envier aux autres créateurs, la créatrice évite la concurrence, même dans son propre quartier : celui des Sablons.

Les femmes qu’Anne-Catherine Girard habille sont essentiellement des femmes d’affaires, internationales, avec des tailleurs et des robes de mariage. Une fine clientèle de l’aristocratie belge se présente également à l’atelier. Encore faut-il avoir l’audace de sortir des codes.

Entre classique français et fantaisie britannique

Les créations se caractérisent par une élégante sobriété qui fait qu’elles ont « de la tenue ». La touche de l’auteur se remarque dans ses grands cols extravagants, ses revers de manches à grands contrastes… Car pour elle, « un petitA.C. GIRARD-002565 nœud sur une robe au tombé sobre donnera tout le cachet qu’une tonne de tulle ne pourra jamais donner »… Elle aime faire des mélanges entre la touche frenchie classique et la fantaisie britannique. Qui a dit que les créateurs n’avaient pas d’humour ? Et même si une « patte » n’est jamais définitive, pour l’instant, la styliste part d’un style classique, provenant d’un savoir quasi ancestral, qu’elle aime rendre extravagant et plein de féminité. Finalement, nous pouvons toutes nous reconnaître dans cette union de tradition et de modernité.

L’artiste réserve un accueil personnalisé à chacune des personnes qui franchissent le seuil de son univers. Il paraîtrait qu’elle a hérité ses petites attentions de son séjour outre-manche… Aucune de ses créations ne sont semblables car elles sont réalisées sur rendez-vous. Son mantra pourrait être « Bring your ideas… I’ll create it for you, over your dream ! »(*), avec un désir de sur-mesure, de personnalisation constante pour faire ressortir et mettre en valeur le Beau qui sommeille en chacune des femmes. Et ce désir d’honorer son entourage en toutes circonstances (qui plus est, le jour unique d’un mariage) grâce aux vêtements que nous portons, impose une exigence de création.

« Made in Dignity »

ParisLa dignité de la femme (nous, quoi !) est donc clairement ce que veut mettre en valeur Anne-Catherine Girard. Et cette cohérence de vie, de style, de philosophie, se retrouve dès la conception des robes (mais également dans cet article !)

Car même si le label Max Havelaar n’étend pas sa certification jusqu’aux robes de mariées, Anne-Catherine Girard en propose une en soie de commerce équitable. Cette soie est issue des « soieries du Mékong » et est de style duppion (c’est-à-dire qui tient ses effets de son irrégularité). Elle est réalisée par des femmes en Asie, sur leur métier à tisser personnel (n’allez quand même pas confondre avec le made in China !). De plus, elle n’est même pas plus chère qu’une autre car elle n’a pas de traitement pour la rendre luisante. Alors pourquoi se priver ? C’est cette attention portée à la provenance des tissus qui fait la spécificité d’Anne-Catherine Girard et de ses créations « made in dignity ».

Ses autres fournisseurs sont italiens et anglais pour les brocarts et les soies raffinés, français et belges pour la dentelle.

Paris (4)Évidemment, porter une robe Hautecouture by Anne-Catherine Girard n’est pas accessible à tous les portefeuilles. Mais vêtir une de ces robes, c’est revêtir l’élégance, et la philosophie de l’artiste avec. Vous ne vous sentirez pas la « princesse d’un jour », mais véritablement une Dame. Une femme, dans tout ce que ce mot a de plus beau. Mais même un article entier, dédié à la vision de la femme de la créatrice et de son rôle de transmettre le beau, ne serait pas suffisant pour comprendre sa philosophie.

Maxime Gorki, dans une pièce de théâtre, déclarait que « Pour un artiste, la liberté est aussi indispensable que le talent et l’intelligence ». Et je pense que c’est cette citation qui nous permet de donner tout son sens à l’art d’Anne-Catherine Girard qui a su imprégner son style de ces trois qualités.

Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à aller lire les deux autres articles sur Anne-Catherine Girard dont l’un présente ses créations et l’autre évoque sa philosophie et sa vision de la femme.

(*) : Apportez vos idées… Je les créerai pour vous, au-delà de votre rêve.

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http://www.annecatherinegirard.com/

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6 réflexions sur “Anne-Catherine Girard, entre élégance et audace

  1. En effet, dommage que Max Havelaar n’existe pas pour les robes 😉
    Cette artiste, ainsi que sa vision des choses, donne très envie ! Plus qu’à trouver l’argent ou devenir une comtesse…
    J’espère par contre que personne n’aura l’idée de faire des repas de mariage mélangeant culture britannique et française… se serait un crime de lèse-gourmandise =P

    Aimé par 1 personne

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